9.7.14

Les tonneaux sont bien arrivés

Après être passé entre plusieurs mains ici en France puis après avoir navigué par container sur l'Océan Atlantique pour être réceptionné au Togo par Patrice et le père Gérard, les 2 tonneaux préparés par Gaby avec des objets donnés (merci à vous) ou récupérés sont enfin arrivés chez Léa.

L'inventaire

Joseph & Jacqueline réceptionnent les 2 tonneaux

27.5.14

Bernadette en stagiaire sage-femme

Adèle à gauche, et Jacqueline les communiantes

Message de Léa :

"Une famille franco-américaine est venue  passer 3 mois au Togo pour faire l’expérience dans une école. La maman Violette-Anne est française de la région de Paris, et a épousé un américain, et de leur union, ils ont eu deux enfants : Keenan qui a 16 ans et est en seconde, et Taallis qui a 8 ans et qui fait le CE2. Les enfants étaient inscrits au lycée de Chaminade et l’école Espoir. La maman érait professeur d’anglais dans le même lycée, elle était bénévole. L’expérience a été très satisfaisante. L’idée de venir en Afrique vient de la maman, qui étant petite fille, rêvait de venir pour un temps vivre en Afrique de l’ouest, et c’est ainsi qu’elle a rencontré un frère marianiste qui lui a conseillé de venir au Togo. Trois mois passer au Togo, lui a permis de faire des rencontres, de découvrir d’autres horizons ".

6.8.13

BENEDICTE EST TOUJOURS PRESENTE

Le mardi 23 juillet 2013, Laurence et son ami Roland qui étaient à Kara pour 15 jours, décidèrent de faire un tour au Mont Bénédicte. Ils étaient accompagnés de Bienvenu, le frère de Bénédicte. Ils mirent en terre un manguier autour duquel ils ont fait un autel au nom de notre chère Bénédicte. C'est un acte très significatif car on dit souvent que "la délicatesse des gestes révèle celle des sentiments". Béné est loin des yeux mais toujours près des coeurs.  Nous pensons bien que Dieu a déjà accordé à Bénédicte une place dans son royaume et nous espérons la retrouver un jour si le verdict du jugement dernier nous le permet. "La vie est comme une bougie dans le vent". Nous devons l'accepter. Mais que Dieu donne à tout le monde la bonne santé et le temps de finir sa mission sur cette terre.

Sondou du Togo

UNE BONNE ANNEE SCOLAIRE CHEZ LEA

Avec la réussite de Bernadette au BAC 2 , Léa a réalisé une année scolaire très bonne. Seule Marie-Reine n'a pas réussi. Encore une fois, un sincère merci à tous ceux qui ont contribué par tous les moyens pour qu'on obtienne ces résultats. Nous devons aussi féliciter les enfants qui ont su mettre à profit ces neuf mois de cours. Ca semble être long mais on dit souvent que "la bonne volonté raccourcit le chemin". Chers enfants, profitez au maximum de ces vacances car on attend de vous les mêmes résultats l'année prochaine. La prochaine rentrée scolaire au Togo est fixée au 07 octobre 2013. Nous souhaitons bonne chance à Bernadette qui veut passer un concours d'infirmière.

Sondou du Togo

29.6.13

LE BAC 1 CHEZ LEA

Les résultats scolaires de fin d'année sortent déjà et la moisson s'annonce bonne chez Léa. Le jeudi dernier, toutes les directions régionales de l'éducation ont proclamé les résultats du probatoire qui est un examen au Togo. Léa avait présenté trois candidats à cet examen. Il s'agit de Bienvenu, Robert et Marcelline. Ils ont tous réussi. On croise maintenant les doigts pour Jean-Marie qui attend les résultats du BEPC et Bernadette qui va commencer le bac le lundi 1er juillet. Nous devons prier pour les deux et pour tous les autres qui sont dans les classes de passage. Beaucoup de courage à vous chers élèves. Bientôt les vacances et elles seront bonnes ou mauvaises selon vos résultats. Après le travail, l'indépendance.

 Sondou du Togo

Laurence, le retour

Morteau, le 29 juin 2013 

... Dans moins de trois semaines, je retourne vivre auprès de Soeur Léa et ses enfants, je n'arrive pas à décrire ce que je ressens tellement je suis heureuse et contente, je crois même que je n'arrive pas à réaliser. Je vais tous les revoir, vivre de nouveaux "à l'africaine" auprès d'eux, voir leur sourire, leur joie de vivre, et leur bonne humeur. Malheureusement, je ne peux rester que 15 jours, ça change de mes six mois auparavant, c'est sur, mais c'est déjà mieux que pas du tout, et c'est une chance de pouvoir y retourner un an après. Cette fois-ci, je ne viens pas seule, je vais leur présenter mon chéri, que j'ai rencontrer juste à mon retour. Il va enfin voir où je vivais, dans cette belle famille, dont je  parle tant...

Voilà un an que je suis partie de là bas, et je crois qu'il n'y a pas un jour, où je n'ai pas pensé à eux, ils sont dans mon coeur pour toujours maintenant :-). 

Vivre auprès de Léa et ses enfants est une grande expérience, que je souhaiterais à tout le monde. On en revient grandit. 

C'est un peu comme mes frères et soeurs que je vais retrouver, et j'ai vraiment plus que hâte... "     


                                                                                                                                     
Tata Laurence 

11.2.13

Les tonneaux de Gaby

C'est avec beaucoup d'énergie que Gaby prépare ces tonneaux pour Léa.
Il les transporte ensuite chez d'autres bénévoles dévoués qui eux même les apporte à une association amie qui acheminera le tout via un container chez Patrice à Lomé. Il restera aux tonneaux un parcours de 420 km vers Kara ! Ouf !

3.2.13

SEJOUR CHEZ LEA : informations et suggestions

Depuis notre premier séjour à Kara chez Soeur Léa et ses enfants, de nombreux jeunes et moins jeunes se sont succédés au sein de son foyer. Que vous y soyez vous-même arrivés par connaissance ou via ce blog, Soeur Léa a sans doute eu du plaisir à vous accueillir et ce, même si elle-même n'a jamais été "demandeuse" de nos venues. D’ailleurs, Léa ne nous a jamais rien demandé...
Ce petit texte pour répondre à une demande, celle de savoir comment se préparer à un séjour chez Léa, quoi apporter et quoi laisser et aussi pour prévenir d'éventuelles fausses routes ou expériences plutôt négatives qui certes très rares, sont arrivées.

Chaque volontaire bénévole doit mûrir son projet  et le foyer de Léa n'est en aucun cas une auberge espagnole ou une auberge de jeunesse où on débarque sans réflexions préalables.

Chacun doit être indépendant pour préparer son voyage et être prêt :

- administrativement (passeport et visa, billet d'avion, vaccin contre la fièvre jaune, médicaments et prévention contre le paludisme )...
- mentalement (vie africaine qui peut être fatigante, certains médicaments anti-palu qui peuvent parfois agir sur l'état psychologique, supporter une nourriture qui sera différente et moins variée que  celle de ses habitudes, être prêt à voir le Togo, ses traditions, l'éducation locale, non pas avec son oeil européen mais s'adapter et faire preuve d'esprit d'ouverture).
- financièrement (même l'étudiant doit avoir un budget conséquent pour la vie sur place nonobstant son travail bénévole au sein du foyer "Renaître avec Soeur Léa").

Ce que vous pouvez apporter :
- votre savoir-faire, savoir-être, vos connaissances, votre générosité, vos talents, votre sourire et bonne humeur et bien plus encore... bénéfiques aux enfants
- dans les valises (2 x 23 kg) : à votre guise...
- budget : quelque soit le travail que vous accomplissez chez Léa ou ailleurs, vous ne devez pas être une charge supplémentaire pour Léa. Pour cela, nous avons en tête un montant minimum journalier à donner à Léa pour être nourri et logé décemment dans des chambres plutôt  confortables (nous consulter si vous n'avez pas d'idée sur ce minimum ou en discuter avec Léa à votre arrivée ). Nous préférons néanmoins vous laisser le soin de fixer cette somme en vous référant par exemple au prix de votre chambre d'hôtel simple quand vous voyagez dans des pays du "sud", au tarif des auberges sur place, au prix des repas que vous y prenez...
Aussi, si vous êtes arrivés jusque chez Léa, c'est que vous avez pu financer l'achat d'un billet d'avion et que vous avez sûrement (en plus de votre bénévolat) envie de soutenir Léa dans ses projets. N'oubliez pas aussi que Kara se trouve à 420 km de Lomé et à environ 8 h de bus. Sur place, s'il vous arrive de devoir utiliser le véhicule de la maison, merci de faire le plein !
Enfin, comme dit le génial père Pédro : "Nombreux sont ceux qui, en donnant, cherchent d'abord à se faire plaisir. Mais donner ce que l'on a en trop ne sert à rien. Le vrai don doit coûter quelque chose = le prix à payer pour en sortir grandi".

Nous basons ces informations, suggestions et recommandations sur plusieurs séjours au Togo. Mais nous ne prétendons pas agir nous-même parfaitement ou de manière exemplaire. De plus, en arrivant chez Léa et les enfants, nous perturbons quelque part leur quotidien ; en espérant que le bilan reste tout de même positif ... comme le sera votre futur passage à Kara (soumis bien sûr à approbation de Léa)  si ces quelques informations (non exhaustives) sont un tant soi peu entendues. 

Vous repartirez sans doute de chez Léa et ses enfants, remplis de chaleur humaine (entre autres) et nous espérons qu'à votre retour dans notre riche société, vous vous souviendrez d'eux et agirez en leur faveur...

Olivier 


26.12.12

2 jeunes du Haut-Doubs chez LEA

A visiter : le blog de Baptiste et Coco qui passent plusieurs semaines chez LEA  et les enfants.
Et cliquez sur les commentaires pour voir les photos :
http://cocoboin-afrique.jimdo.com/



26.11.12

calendriers


Ils sont disponibles !
Demandez-les chez Dany et Gaby, aux Saules ou sinon ils sont en vente au magasin Vival des Gras.
Cette anné un mix de photos des enfants de Laurence, Catherine et Olivier.
Merci d'avance

15.10.12

LES IMPRESSIONS DE CATHERINE APRES SON SÉJOUR CHEZ LEA CET ÉTÉ 2012

Permettez-moi de vous faire partager ce conte espagnol qui résume si bien la mentalité africaine. Vous, amis Français, aurez peut-être plus de mal à le croire si vous n'avez jamais eu la chance de découvrir l'Afrique, tandis que vous, amis Togolais, trouverez ce conte tellement évident. 

En tout cas le conte en lui-même et la réaction qu'il provoque en nous illustrent bien une des différences fondamentales entre les pays riches et les pays pauvres : égoïsme et individualisme contre collectivisme et solidarité. Impossible de faire une tâche seule sous les yeux de Togolais :) Juste un exemple mais j'en ai vécu beaucoup : les enfants chez Léa qui me surprenaient en train de faire ma lessive se joignaient immédiatement à moi pour m'aider (et même Blandine, 3 ans, était plus efficace que moi avec son courage, sa persévérance et ses petites mains agiles ! Nous, les occidentaux, nous  ne savons plus que nous servir de notre index pour appuyer sur le bouton de la machine à laver... quand nous ne payons pas quelqu'un pour le faire à notre place. On ne sait jamais, une entorse du doigt est si vite arrivée ;) J ai donc dû me cacher pour nettoyer ma chambre et leur épargner ce travail. Même si je savais qu'ils l'auraient fait de bon coeur, ça m'aurait mise mal à l aise. Nous ne sommes pas habitués à cela dans nos pays. Et quel dommage..!

Je le savais déjà, comme vous tous j'imagine, mais ce fut tout de même ce qui me frappa le plus lors de mon formidable séjour au Togo, l'été dernier. Avant de redescendre 3 semaines à Adeta pour un chantier humanitaire éducatif avec l ONG FAGAD, j ai eu le bonheur de passer 1 semaine chez LEA :

1 semaine au "paradis du coeur", comme me l'avait annoncé notre président, (Olivier, pas François...) et je confirme, comme tous ceux qui ont eu ce même bonheur. Il y a vraiment quelque chose de magique à l intérieur de ces murs. Premiers pas dans la cours, premiers regards échangés, discussions amorcées, et on est sitôt envahi d'une vague de tendresse et de joie, dégagée par l'accueil chaleureux et la bonne humeur qui y règne. Après un voyage fatigant, sur des routes pitoyables dans un car qui vous conduit à bon port si vous avez de la chance seulement, ce qui ne fut pas mon cas : Bienvenue au monde des Bisounours sur l'Arche de Noé !

Ces enfants qui n'ont rien, au milieu des coqs, des poules, des chèvres, des chiens et des chiots, vous donnent ce qu'ils ont de plus beau : leur sourire.

Et Léa, qui n'a pas une minute à elle, vous donne ce qu'elle a de plus rare: son temps.

 Et s'il existait des "traders du coeur" ( à part la rime, termes a priori bien contradictoires, je le concède), c'est sans nul doute là-bas qu'ils vous conseilleraient "d'investir", car tout ce que vous donnez vous est rendu au quintuple.

Et après avoir eu l immense bonheur de partager des moments de vie inoubliables avec ces enfants et les adultes qui les entourent et font un travail remarquable, (Léa bien-sûr mais aussi sa maman, Sondou, Adeline, et d'ici, les gens de l'association) vous rentrez en France le coeur rempli (et non débordant car, quand c est trop bon, on n en a jamais assez !) le coeur rempli donc de tout ce qu'on vous a donné là-bas et que vous avez parfois peine à trouver en France, où chacun est bien plus préoccupé par son nombril, sa réussite individuelle, et le retard de livraison de son dernier I.padpodprout.

Je n'idéalise pas l'Afrique pour dénigrer la France. Je reste consciente que la vie est difficile là-bas, que c'est loin d'être un paradis, que ceux qui oeuvrent pour aider le peuple peuvent se décourager parfois devant l'étendue de la tâche. Je sais aussi que même s'il nous arrive d'avoir de bonnes raisons de critiquer notre pays, nous devons nous estimer chanceux si l'on compare nos conditions de vie, nos droits et nos devoirs avec les leurs. Cependant, on peut s'interroger : si nous sommes si chanceux, pourquoi moins de sourires et de joie de vivre que là-bas ? plus de gens dépressifs et seuls ici ? Je ne peux m'empêcher de penser que nous payons cher ce soit disant "développement" de notre pays, qu'en développant le modernisme et le consumérisme, on a créé du même coup des besoins, et inévitablement des injustices et des frustrations, qu'en regardant trop à l'ouest, on a perdu des valeurs sures, primaires et primordiales, comme celles qu'illustre ce conte, et qu'il est, entre autre, si bon de retrouver, l'espace d'un séjour que le "temps dresse" au paradis du coeur.

Mère Térésa disait : "Nous réalisons que ce que nous accomplissons n'est qu'une goutte dans l océan. Mais si cette goutte n'existait pas dans l'océan, elle manquerait."
 Je rajouterai pour terminer que :
 Lorsqu'on voit les sourires et les regards pétillants
Des "23 gouttes d'eau" qui brillent sous le soleil que représente pour eux Léa, leur maman,
Gouttes d'eau qui nous réchauffent le coeur
Et nous inondent de bonheur,
On ne peut que se réjouir d'avoir à notre tour, et à notre toute petite échelle,
Apporté une touche de couleur à ce formidable arc-en-ciel
(Qu'à nous tous nous formons.)
 CATHERINE.
CUENTO DE LUZ

Un antropólogo propuso un juego a los niños de una tribu africana. UN ANTHROPOLOGUE PROPOSA UN JEU A DES ENFANTS DS UNE TRIBUE AFRICAINE.Puso una canasta llena de frutas cerca de un árbol y le dijo a los niños que aquel que llegara primero ganaría todas las frutas. IL DEPOSA UN PANIER PLEIN DE FRUITS VERS UN ARBRE ET DIT AUX ENFANTS QUE CELUI QUI ARRIVERAIT LE PREMIER A L ARBRE GAGNERAIT TOUS LES FRUITS.
Cuando dio la señal para que corrieran, todos los niños se tomaron de las manos y corrieron juntos, después se sentaron juntos a disfrutar del premio. QD IL DONNA LE SIGNAL DE DEPART, TOUS LES ENFANTS SE DONNERENT LA MAIN ET COURURENT ENSEMBLE, ENSUITE ILS S ASSIRENT ENSEMBLE POUR PROFITER DE LEUR PRIX.
Cuando él les preguntó por qué habían corrido así, si uno solo podía ganar todas las frutas, le respondieron: UBUNTU, ¿cómo uno de nosotros podría estar feliz si todos los demás están tristes? QD IL LEUR DEMANDA POURQUOI  ILS AVAIENT COURU AINSI QD UN SEUL POUVAIT GAGNER TOUS LES FRUITS, ILS REPONDIRENT  : UBUNTU. COMMENT UN SEUL D ENTRE NOUS POURRAIT IL ETRE HEUREUX SI TOUS LES AUTRES SONT TRISTES ?
UBUNTU, en la cultura Xhosa significa: "Yo soy porque nosotros somos". UBUNTU DS LA CULTURE XHOSA SIGNIFIE : JE SUIS PARCE QUE NOUS SOMMES.


1.10.12



LES VACANCES 2012   CHEZ LEA


            Chez Léa, les vacances se succèdent mais ne se ressemblent pas. Celles qui tirent à leur fin ont été très particulières. L’année scolaire avait été aussi particulière. En effet, Bernadette en compagnie de ses frères et sœurs avaient passé les six derniers mois de leur année scolaire avec Laurence CHOPARD qui elle, n’allait à l’école en tant qu’élève mais en tant qu’enseignante. Originaire de la Franche-Comté, Laurence avait choisi Kara pour faire un stage humanitaire de six mois. Durant les quatre premiers mois, elle a aidé au jardin d’enfants où allaient les deux dernières de la famille Léa (Germaine et Blandine). L’école terminée, Laurence a passé les derniers mois de son séjour à la maison avec les enfants ou parfois avec Léa dans ses réunions de travail. Elle a aussi au cours de cette période suivi une formation des directrices de jardin d’enfants qui avait duré quatre jours. La particularité des vacances dont nous parlions est qu’au mois de juillet, Léa a présenté des lutteuses blanches sur les terrains de lutte des évala. La lutte évala est une fête initiatique réservée aux jeunes garçons kabyè pour leur apprendre l’endurance et la bravoure, et surtout leur permettre de passer de la classe des adolescents à la classe des adultes. C’est une fête qui attire un grand monde de visiteurs blancs mais qui d’habitude sont de simples spectateurs. Cette année, ce n’était pas le cas pour Laurence, Emma, Marion, Aurélia et Lisa les lutteuses de Léa. Le début des luttes évala est marqué par la danse des initiés  sur une grande place publique. Léa et ses initiées avaient choisi Lassa pour faire leur démonstration. Malheureusement, Léa n’avait pas pu leur acheter des chiens parce qu’il n’y avait que des maigrichons.  Au cours de la danse, les jeunes profitent pour observer leurs prochains adversaires. Les lutteuses arrivées de  France avaient elles aussi fixé le leur. Elles avaient un adversaire commun. Il était de grande taille et très gros. Son nom est “Tchoucoutou“. Lisa avait toujours peur de ce jeune et n’osait même pas l’approcher. Elle avait tellement peur qu’elle rentrait parfois avant ses amies qui attendaient la fin des confrontations. Laurence qui a pendant cinq mois appris les différentes techniques de lutte, surtout contre le grand Tchoucoutou qui passe sur tous les terrains, était la meilleure des cinq. Courageuse et très technique, elle terrassait sans grandes difficultés Tchoucoutou. Pour le minimiser, elle le piétinait et le transformait en calebasses vides. Voilà d’une façon ramassée, l’ambiance dans laquelle les enfants de Léa ont passé leurs vacances 2012. Ils ont beaucoup travaillé à l’école et c’est le lieu de reconnaitre le travail très remarquable accompli par Laurence pour la réussite de ces enfants. Même si nous déplorons tous l’échec de Bernadette au BAC, 2011-2012 a été une année scolaire très bonne chez Léa. C’est aussi l’occasion de dire merci à tous les répétiteurs, aux parrains et marraines, à la vieille, à Adeline et Marie et surtout à Léa pour la bonne foi qu’ils mettent au service de la réussite de ces futurs responsables. La rentrée 2012-2013, c’est dans une semaine. Léa aura une candidate au bac, trois au probatoire, un en 3ème, quatre en 4ème, deux en 5ème, deux en 6ème, quatre au CM1, deux au CE2, deux au CE1 et deux au jardin. Comme on le dit souvent, le jour de la rentrée est aussi le dernier jour de l’année. Alors qui veut réussir doit se mettre au travail dès le premier jour. Tout le monde doit accomplir sa mission avec responsabilité et surtout avec foi. Aux enseignants, nous souhaitons beaucoup de courage. Au gouvernement, nous disons merci malgré son carton jaune pour tout ce qu’il fait pour l’éducation au Togo. Ce n’est pas encore le meilleur résultat. Les enseignants doivent être bien traités par le versement régulier de leurs salaires et primes. Chers élèvent, ne vous souciez pas de vos corps. Habituez-vous aux difficultés de la vie. Comme un prêtre ou un soldat, négligez le confort. N’ayez de cœur qu’à l’étude. Nous donnons déjà un carton rouge aux élèves bandits et paresseux et aux enseignants qui abusent de leurs élèves. Voyez-vous, « il n’est pas facile de devenir quelqu’un. Il faut du courage, de l’abnégation. Il faut le sacrifice de soi-même ». Car, le travail et après le travail, l’indépendance.

Sondou du Togo

25.6.12

Succès du vide-grenier 2012

Sous le soleil exactement...  s'est déroulé ce week-end, le vide-grenier des Gras.
Merci aux donateurs d'objets, aux généreux acheteurs, au commissaire-priseur :-) et pour la mobilisation des bénévoles des Gras.
En ce qui concerne LEA TOGO, un bon bilan !

20.6.12



  Laurence Chopard  et son long séjour au Togo

Nous avons douté au début de ce que Laurence pourrait faire en six mois au Togo et surtout à Kara. Il y a déjà quatre mois qu’elle est là et nous remarquons que nous avions tort. Elle même raconte :
“Voilà déjà quatre mois passé au sein de l’orphelinat de Sœur Léa, que le temps passe vite. L’année scolaire est sur le point de se terminer et les devoirs chaque soir avec les enfants (leçons, calculs, dictée, etc.) se sont bien passés. Depuis février, je passais mes journées au jardin d’enfants avec les deux dernières de l’orphelinat : Germaine et Blandine. C’était très intéressant : je faisais le sport, je leur apprenais des chants, les formes, les couleurs. Les enfants étaient nombreux : 110 enfants environ. Dernièrement on a fait la fête de fin d’année du jardin pour clôturer l’année scolaire. C’était vraiment bien et grâce à mon aide, chaque enfant a pu repartir avec un chapeau et des bonbons, ils étaient très heureux et les mamans aussi ! Je vis vraiment une très belle expérience et je ne regrette pas du tout. Chaque moment avec Sœur Léa et les enfants est magique. La culture et le mode de vie sont différents de chez nous, mais l’adaptation a été très facile. Je ne pourrai jamais oublier ce temps que j’ai déjà passé ici. Je conseille à toutes les personnes qui ont envie de donner un peu de leur temps aux autres de venir ici. Jamais ils ne le regretteront. “  Tata  Laurence comme les petits l’appellent au jardin d’enfants, nous montre à travers son récit que les deux mois restants paraissent très courts. Depuis le 13 juin dernier, elle n’est plus la seule blanche aux côtés des enfants chez Léa. Elle partage ses journées avec Aurélia qui est arrivée pour faire un mois et demi. Les vacances s’annoncent donc bonnes pour eux car d’autres visites sont annoncées au courant du mois de juillet.






Sondou du Togo
 

16.6.12



EN MEMOIRE DE NOTRE CHERE BENEDICTE

26 juin 2011-26 juin 2012, bientôt un an que nous regrettons notre chère Bénédicte qui a quitté prématurément ce monde. Son nom, son image et surtout sa personnalité sont restés gravés en chacun de nous qui l’avons connu. La disparition de Bénédicte a été et reste un coup dur pour la grande famille Léa. Mais l’important pour nous aujourd’hui, c’est de surpasser cette peine afin de nous  concentrer dans la prière pour le repos de son âme. Pour immortaliser son nom, Olivier JEANNIER et les plus grands des enfants avaient fait un pèlerinage le 09 décembre 2011 dans une montagne à Lassa qu’ils ont baptisée « le Mont Bénédicte ».  Chère Bénédicte, tu as su marquer très positivement ton entourage en si peu de temps que tu as vécu. Que Dieu Tout Puissant daigne t’accueillir dans son royaume céleste et que ta mémoire continue par inspirer tous tes amis.  « Je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi vivra, même s’il meurt », Jn. 12 : 25
Nous profitons de cette occasion pour dire sincèrement merci à tous ceux qui de près ou de loin ont contribué d’une manière ou d’une autre aux obsèques de Bénédicte. Que Dieu donne à tous et à chacun la chance de mener au plus loin possible sa mission sur cette terre et qu’il vous bénisse.

Sondou du Togo

11.6.12

Bernadette révise le bac !

En cette période de fin d'année scolaire, les enfants sont en révision ou en composition.
Pour Bernadette, c'est une étape très importante puisqu'elle va passer le bac tout bientôt.
Et on peut dire qu'elle mériterait le succès à cet examen qui au Togo est très difficile à obtenir...
Bernadette ne cesse de réviser et elle met du coeur à l'ouvrage.
On pense à toi !

Léa et sa congrégation (par Sondou).

Du 16 au 18 mai dernier, les Sœurs de l’Institut  Séculier Présence et Vie de Kara ont eu la visite d’une délégation envoyée par la responsable mondiale dudit Institut :  Claudette  LAFANTAISIE.  Il faut préciser que cette congrégation religieuse a vu le jour en Afrique en 1987. La première africaine est la Sœur  Léa MAGNAN du Togo.  Pour ce qui est de la naissance de l’institut dans le monde, il fut fondé par  Marcelle VERAC. Parlant de la visite, la délégation de trois membres venue du Bénin était conduite par la Sœur  Gladys  AYADODE. Le Bénin est  le deuxième et dernier pays africain où on peut de nos jours trouver l’Institut  Séculier Présence et Vie. La visite de la Sœur Gladys et sa suite s’inscrit dans le cadre de la tournée canonique annuelle que devait entreprendre la responsable mondiale,  qui ne peut pas le faire elle-même à cause de son âge très avancé.  Durant leur séjour à Kara, les envoyées de Claudette LAFANTAISIE ont eu des entretiens de travail avec leurs collègues de ladite localité. Ces entretiens de travail ont été d’abord individuels puis collectifs. Les travaux collectifs se sont déroulés chez les Sœurs Léa et Viviane qui est la responsable nationale. Elles ont toujours clôturé leurs travaux par un repas qu’elles partageaient dans la bonne ambiance. La délégation de la Sœur Gladys et leurs collègues de Kara ont mis fin à leurs travaux par la visite à l’Evêque de Kara, Monseigneur Jacques Danka LONGA. A la fin de leur visite à Kara, la Sœur Gladys et sa suite avaient pris la route de Lomé où elles devaient rencontrer  les membres de l’Institut Séculier Présence et Vie de la partie sud du Togo.  Pour finir, nous devons préciser aussi que les sœurs de l’Institut  Séculier Présence et Vie ne vivent pas en communauté et n’ont pas de tenue distinctive. Mais elles respectent les mêmes règles que les sœurs des autres congrégations religieuses.  

28.3.12

Les sourires de François, Jean, Alain et Blandine en décembre dernier.

En ce moment, les enfants et Léa sont contents d'avoir la visite (pour une longue période) de Laurence dont l'intégration semble d'ores et déjà une réussite. Les journées de Laurence sont bien occupées avec entre autres : école/jardin d'enfant matin et après-midi en compagnie de Blandine et Germaine . Le soir, aide aux devoirs de classe...
Bon séjour Laurence !

24.12.11


LA JOIE ET LA PAIX DE NOEL

Noël, fête des nations, occasion de grande réjouissance, fête solennelle pour tous, croyants et non croyants confondus

Noël, la fête que personne ne souhaite rater, qu’es-tu pour l’humanité?

Noël, toi qui occasionne tant d’affluence sur les marchés, tant de décoration dans nos ville, tant de bousculade chez les tailleurs, dans les salons de coiffure, quelle joie tu nous apportes ?

La joie de noël, nous vient de Dieu qui révèle sa puissance dans la faiblesse d’un enfant. Un enfant couché dans une mangeoire.

Noël, c’est la fête de l’amour, car l’amour est douceur, joie, simplicité, faiblesse.

A noël, Dieu, tout puissant se fait proche sous les traits d’un enfant et il invite l’humanité à aller à lui dans cette même simplicité propre aux enfants.

A Noel, Dieu devient Emmanuel, en qui le peuple qui ne connaissait que la souffrance, sent la force nécessaire pour la supporter. C’est la grande lumière qui se lève.

Voila noël, voilà ce qui doit fonder nos réjouissances

A vous tous, parents et amis, parrains et marraines, je vous souhaite un joyeux noël, que le petit de la crèche apporte à chacun la joie de noël.

Et que la nouvelle année qui se faufile à l’horizon, nous apporte les grâces nécessaires.

BONNE ANNEE 2012

LEA

25.11.11




LE DOCTEUR PHILIPPE AUPLAT A KARA

Cette année, du 01 au 15 novembre, le médecin cardiologue Philippe AUPLAT de Dijon (France), a confirmé son amour pour le Togo. Au cours de cette période, il a eu à organiser des séances de consultations gratuites au CHU de Kara. Même si le temps de travail au CHU est un peu plus court cette année (06 jours), le Dr AUPLAT n’a pas regretté sa venue car en dehors des consultations, il a mené d’autres travaux annexes. Au niveau du CHU il a assisté certains de ses collègues pour s’enquérir des méthodes de travail et les difficultés auxquelles ils sont confrontés. Il se rendit notamment compte d’un handicape au service de Biologie qui dispose d’un automate nouveau mais non opérationnel. Cet état de fait constitue un véritable facteur paralysant du secteur car cela conduit au désarroi complet du personnel soignant et même des patients. A qui la faute ? Au lieu de perdre le temps à situer les responsabilités, nous invitons humblement le ministère togolais de la santé et toutes les bonnes volontés à faire preuve d’humanisme en cherchant des solutions adéquates à ce problème de la Biologie et éventuellement à tous les autres auxquels le Centre Hospitalier Universitaire de Kara est confronté. En dehors de l’hôpital, le Dr AUPLAT a eu une rencontre d’information sur la prévention de l’hypertension et le diabète avec les lycéens du Collège Chaminade de Kara. C’était le 09/11/2011 au sein dudit établissement devant près de 450 élèves. Durant près d’une heure et demie d’échange, le Dr AUPLAT assisté par les professeurs de SVT du collège, a demandé aux élèves de prendre conscience de leur santé car la bonne santé d’une personne dépend en grande partie du comportement. Que ce soit du côté des organisateurs ou des élèves, la rencontre fut une réussite à l’image du grand débat d’information et d’échange qu’il y a eu. Voilà en gros le service médicale que le médecin Philippe AUPLAT a eu rendre aux populations de Kara cette année. Outre ce service médical, beaucoup d’autres choses sont à mettre au crédit du séjour du sympathique médecin. Chez Léa, il a participé à l’égrenage du maïs qui constitue l’aliment de base des enfants de la Sœur . Même si le travail était pénible puisque ça faisait mal aux doigts, le Docteur était très heureux de participer de cette manière à l’épanouissement des enfants. Pour aller au contact des populations locales, le Dr a fait des sorties de découverte dans la ville de Kara et dans les montagnes de Lassa et de Soumdina. De cette manière il a pu se rendre compte de la sympathie des Togolais qui affichent toujours un sourire à la rencontre d’un étranger. Grâce à ce climat de bon accueil et de bonne ambiance associé aux excellentes relations de travail et d’amitié qui existent entre le Dr AMANGA de Kara et le Dr AUPLAT, ce dernier a promis de revenir l’année prochaine pour le même but. Que Dieu donne au Docteur AUPLAT la force et les moyens nécessaires pour pouvoir revenir l’an prochain.


Sondou du Togo


24.11.11



LE TRAVAIL DU MAÏS CHEZ LA SŒUR LEA

Le maïs constitue l’aliment de base pour la sœur Léa et ses enfants tout comme pour la plupart des Togolais. A cause des problèmes climatiques (retard et insuffisance des pluies) et du prix élevé des engrais (11000 fcfa le sac de 50kgs), le maïs est devenu l’un des produits qui coûtent chers sur les marchés du Togo. En période d’abondance le bol de maïs est à 400fcfa. Il coûte le double en temps de soudure. Ainsi le sac de 100kgs est vendu entre 16000 et 32000fcfa au cours de l’année. La sœur Léa et ses enfants par exemples consomment durant 12 mois 720 bols de maïs soit 18 sacs de 100kgs. Alors pour acheter ce maïs, Sœur Léa dépenserait entre 288000 et 576000fcfa. Pour écraser ce maïs, le bol est à 150fcfa. Donc la Sœur Léa dépense 108000f par an au moulin. En somme, pour nourrire ses 24 enfants Léa dépense en moyenne un démi million de francs cfa uniquement pour le maïs. Ainsi pour limiter ce coût et pouvoir faire face aux autres dépenses (autres denrées, habillement et santé), Léa a pris sur elle de cultiver elle-même son maïs. Au début de chaque nouvelle saison, elle et ses enfants assistés de quelques jeunes, cultivent leurs champs de maïs qui leur sont donnés hors de la ville. La récolte et l’égrenage de ce maïs sont assurés par la grande famille Léa. Dépuis deux ans Léa et ses enfants ont bénéficié de la part l’Association Léa Togo basée en France l'octroi d'une machine à égrener. Cette machine a prouvé son utilité car grâce à elle, les enfants travaillant sous la direction de la Vieille, finissent très rapidement les grands tas de maïs après chaque récolte. C’est ici l’occasion de dire merci au généreux donnateur de cette machine qui provoque la convoitise chez les voisins de Léa.
En conclusion, nous pouvons dire que la culture du maïs est très diffile. Mais les résultats à la fin d’une bonne saison valent la peine. Au Togo plus de 60% de la population active est agricole. Nous invitons à cet effet le gouvernement togolais à accompagner les agriculteurs dans leurs efforts en réduisant les pris des engrais. Car le véritable développement économique d’un pays comme le Togo dépend de ce secteur.Il est temps qu’on mette fin aux beaux discours pour entammer les actions concrètes. Chers gouvernants, le défi est déjà lancé, alors à vos marques !


Sondou du Togo