22.2.07

Le groupe des petits : tous joyeux !

Des parrains/marraines ont eu la bonne idée d'envoyer des colis à leur filleul.
Léa me signale qu'ils sont arrivés à destination.
Elle vous remercie beaucoup, ces cadeaux font la joie des enfants.
Si vous aussi, vous souhaitez confectionner un petit paquet pour les enfants, écrivez à :

Soeur LEA MAGNAN
BP 570 - KARA
TOGO

Ps : il faut compter au moins un mois de délais

8.2.07

Aujourd'hui je recopie le beau texte d'un journaliste de La Vie dont le numéro 3203 titrait "Les femmes bougent l'Afrique". Comment ne pas songer à LEA...

Voici le texte :

" Accordons-nous d'abord sur cette étrange constat : depuis plusieurs décennies, les pays occidentaux ne parlent de l'Afrique qu'en termes apocalyptiques. Massacres, guerres tribales, sous-développement persistant, sida : l'afro-pessimisme est devenu le discours obligé. Ce continent-là, répète-t-on partout, est même en train de "sortir de l'Histoire". Pour justifier cette vision catastrophée, on se réfère généralement à nos critères et à nos instruments de mesure : taux de croissance, produit national brut, balance du commerce extérieur...

A l'aune de ces critères, c'est vrai, l'Afrique, dont René Dumont disait en 1962 qu'elle était "mal partie" nous donne l'impression d'être encore plus mal "arrivée". Or, à cette vision négative, il est urgent d'apporter des objections. Et des questions. Sommes-nous si sûrs que nos critères de jugements soient pertinents ? Un afro-pessimisme aussi radical est-il justifié ?
Rien n'est mons sûr.

La gravité des maux qui frappent le continent noir est indéniable. mais ces désastres cohabitent avec une autre réalité qui, elle, n'est pas aussi attristante.
Il faut d'abord prendre au sérieux l'extraordinaire capacité des Africains à fabriquer - ou à entretenir - du lien social, c'est à dire de la solidarité agissante, la même ou nous, Occidentaux, nous apparaissons comme très fragilisés.
Cette capacité donne aux sociétés africaines une solidarité souterraine, une force de résistance qui méritent d'être admirées. Ce talent sociétal est d'autant plus prometteur que, dans l'avenir et sur une planète mondialisée, le lien social sera sûrement devenu une denrée rare, peut être la plus rare de toutes. Il n'est pas impossible que, sur ce terrain-là, le retard de l'Afrique se transforme en avance.

C'est en songeant à cette caractéristique africaine qu'il faut réfléchir à l'extraordinaire vitalité de ce qu'on appelle, en Afrique, "l'économie informelle". Cicuits parallèles, ingéniosité commerciale infinie, artisanat vibrionnant qui tisse le quotidien. Toutes ces choses qui ne se voient pas, et que les instruments statistiques modernes sont incapables de prendre véritablement en compte, constituent la face cachée de la réalité africaine. Elle nous invite à tempérer le pessisme ambiant.

On pourrait en dire autant de de la créativité culturelle qui, en Afrique, est aujourd'hui spectaculaire. En matière de musique métisse ou de littèrature francophone, par exemple. Tout cela nous rappelle que la "vérité" africaine ne peut se réduire à nos propres évaluations.

A ceux que le sujet intéresse, je recommande un passionnant article traduit du néerlandais (La ville de Kinshasa, une architecture du verbe, Filip de Boeck, Esprit, 2006).
Son auteur, en prenant comme exemple l'effondrement urbain de l'immense ville de Kinshasa, explique comment ses habitants savent, malgré tout, y faire "mousser la vie ".

3.2.07


La vente de calendriers 2007 au profit de l'association a connu un grand succès, notamment grâce à nos deux supers et non moins superbes vendeuses Florence et Annick qui à elles deux ont "casé" au moins 30 calendriers sur 70 mis en vente.
Merci à elles. Alors vous en vendez 50 l'année prochaine les filles ?
A noter que les calendriers "Afrique" ont eu davantage de succès que les calendriers "Jura et Alpes" et c'est tant mieux d'ailleurs.
Merci aux généreux acheteurs !