25.11.07

Les calendriers arrivent...
Cette année nous avons commandé 220 exemplaires de 2 modèles différents chez photoways.com (papier épais, impression qualité photo...).
220 contre un peu moins de 100 l'année passée : c'est que nous avons confiance en votre capacité à en vendre et que nous voulons pouvoir aider à financer les travaux du nouveau bâtiment pour les enfants.
Premier lieu de vente : ce week-end du 2 décembre aux fermes-musée de Grand-Combe Châteleu et leur marché de Noel avec notamment Fabienne en super/superbe vendeuse.
Vous désirez un calendrier ? Envie d'être un super VRP de l'association ?
Contactez-nous en laissant un commentaire ci-dessous ou : jeajeaaussie@hotmail.com
ou 03 81 68 84 21 Annick, Olivier
Merci d'avance

13.11.07


Malgré les initiatives d'individualité, malgré les bonnes oeuvres des religieux et les interventions d'Ong ou association, et malgré l'entousiasme et les sourires des togolais, il est une réalité, celle de la pauvreté d'un pays classé 143ème pays sur 177.
Voici ce qu'en dit à ce sujet le PNUD (Programme d'Urgence pour la Réduction de la Pauvreté ) sur son site : http://www.tg.undp.org/pauvrete/purp.htm

"Au Togo, une grande partie de la population vit dans des conditions précaires notamment peu d'accès aux services publics, une espérance de vie en baisse (54,3 ans en 2003 contre 59,6 ans en 2002). Environ 72% de la population vit en dessous du seuil de pauvreté fixé à 100.800 FCFA (200 dollars US), par personne et par an. Selon le Rapport mondial sur le Développement Humain 2005 du PNUD, l'indice de pauvreté humaine (IPH-1) du Togo est de 39,5% et l'indice de développement humain (IDH :accès au savoir, longévité, niveau de vie) est de 0,512 plaçant le Togo au 143 ème rang mondial sur 177 pays. La situation du Togo a été aggravée par la suspension de l'aide financière de ses principaux partenaires extérieurs. Le taux moyen de scolarisation au Togo est de 63% (en 2000) pour l'ensemble du pays avec de grandes disparités selon le sexe et les régions. Les dépenses publiques liées à la santé ont baissé à plus de 7% (par habitant) en termes réels (de 1995 à 2002). La malnutrition touche un enfant sur quatre. Le taux de mortalité infantile est estimé à 146 pour mille. La pandémie du VIH/SIDA dont le taux de séropositivité est estimé à plus de 4%, ne fait qu'aggraver la situation du Togo. Les femmes togolaises (52% de la population) sont les plus touchées par la pauvreté. Elles sont analphabètes à plus de 72% et ont très peu accès aux ressources et aux prises de décision."


Dorénavant, comme vous l'avez sans doute remarqué, notre ami Sondou, étudiant, qui aimerait peut être devenir journaliste, nous écrit quelques articles en direct du Togo.
Plus bas dans ce blog, nous présentons Sondou. Il est un garçon très sympa et très dévoué envers LEA.

12.11.07

Alors que j'étais en train de reviser mon bac en ce jour de 30 avril 2006 sous un baobab,je vis deux Blancs s'avancer vers moi.Je me levai puis allai à leur rencontre.C'était Olivier et Annick.Nous nous saluâmes et c'est le début d'une bonne amitié.Ils me présentèrent à Maman Léa le même jour.Ils m'offrèrent beaucoup de choses et le lendemain ils quittèrent kara pour la France.Dès lors nous ne cessions pas de nous communiquer au travers des mails.Puisque j'ai réussi à mon bac,Olivier m'aida pour mon inscription sur le campus universitaire de kara.Olivier et Annick m'ont toujours apporté leur soutien.Le 29 décembre 2006,Alain et Cathérine,deux Français qui arrivent chez Léa ,me remettent une enveloppe de la part de mes amis.Elle contenait de l'aide pour mes études et un beau livre (Sous le Règne de Bone).Olivier et Annick m'aiment beaucoup. Clémence, une cousine d'Olivier passe ses vacances d'été à kara. A son arrivée ,elle me remit des habits que Olivier lui avait donné. Le 06 octobre 2007, Annick,Olivier et ses parents arrivent de la France à kara. J'étais d'abord très content de revoir mes bienfaiteurs et ensuite de faire la connaissance des parents de Olivier qui ont toujours un sourire aux lèvres et qui sont très sympathiques. Je suis allé leur souhaiter la bienvenue.Ils doivent faire deux semaines. Je vécu les plus beaux jours de ma vie jusqu'alors jamais connu. Olivier et Annick me remettèrent une valise pleine d'habits,deux téléphones portables et des livres dont certains envoyés par Clémence. Durant leur séjour à kara, ils me permirentde découvrir toute la partie nord de mon pays. On voyageait par un pick-up. Annick et moi aimions rester derrière pour mieux apprécier les paysages qu'on traversait.Mais je regrette que Annick ait eu un paludisme par après. Léa ,Annick,Olivier et ses parents m'ont permis de manger pour une prémière fois à l'hôtel. Je passe en deuxième année d'histoire. Ils me donnent quelque chose pour mon inscription. Je n'avais rien à leur offrir,si ce n'était le mot "merci".Nous nous sommes déjà séparés,mais je compte les revoir dans un an et démi.
J'adresse mes salutations et remerciements les plus sincères à Maman Léa grace à qui je suis béneficiaire de tous ces bienfaits,à Gaby et Dany les parents de Olivier, à Annick et Olivier mes Grands Amis et à Clémence. Ils ont beaucoup changé ma vie.


8.11.07


Léa forme ses enfants. Eduquer un enfant ,c'est lui donner les forces nécessaires pouvant lui permettre de s'auto-suffire à l'âge adulte . C'est donc développer ses capacités ou facultés physiques ,intellectuelles et morales .Bref, c'est le former ou l'élever. Ainsi,Léa de son côté a deja inscrit et réinscrit ses enfants au niveau de leurs établissements respectifs.Chaque matin ,de lundi à vendredi,ils réveillent, font le ménage, se douchent, prennent leur petit déjeuner puis partent pour l'école. C'est bon ,mais ce n'est pas tout, pour les completer, Léa a proposé leur apprendre le travail du champ, l'agriculture donc. L'agriculture est l'une des priorités du Togolais. L'agriculture au Togo; c'est comme le volant en France ou l'armée dans certains autres pays.
Ces temps -ci ,c'est la récolte du mais chez Léa. Chaque samedi,leurs paniers sur la tête , Léa et ses enfants partent dans leur champ.Ils rentrent après avec des épis de mais. Avec ce mais, Léa et ses enfants font plusieurs repas, notamment la pâte et la bouillie après l'avoir écrasé au moulin.Ils font leurs cultures sur des parcelles que Léa sollicite. Mais contre une rançon à la fin de la saison.
Au début de la saison, dès que tombent les prémières pluies , Léa apprend à ses enfants à faire les sillons ,à semer, à sarcler, bref à entretenir un champ, puis à faire la récolte.
Léa a décidé de faire de ses enfants des "têtes bien faites". C'est génial Maman Léa.

Merci
Sondou du Togo

LE RECIT DU PREMIER VOYAGE AU TOGO DE DANY

En ce matin du 5 octobre 2007, nous quittons Les Saules, pour l'Afrique, le TOGO, à Kara où LEA nous attend.
Olivier, notre fils, ainsi qu'Annick, nous ont persuadés de les accompagner.
Cela fait 2 ans que Gaby et moi n'avons pas revu LEA. (Elle avait effectué un séjour en France en 2005 et était restée 15 jours à la maison)

C'est à minuit, heure togolaise, à l'aéroport de Lomé, que nous tombons dans les bras l'une de l'autre.
Après une bonne nuit passée chez le Père Bretillot, originaire de Grand Combe Châteleu, nous sommes prêts à entamer un périple sur les routes togolaises.

C'est Patrice, homme à tout faire du Père Gérard, qui avec son véhicule récemment acquis, nous propose de nous conduire à Kara, éloigné de 450 km.
Ecoutez-bien, ce véhicule homologué pour transporter 8 personnes, contient à la sortie de Lomé : 12 personnes dont 3 enfants + 200 kg de bagages + la caisse et le tonneau envoyés par container l'année dernière.

Ce fut long, serrés comme des sardines, route avec pas mal de nids de poule, heureusement le temps est couvert, nous ne souffrons pas de la chaleur.

Patrice et surtout Léa connaissent bien l'itinéraire. Au signal de Léa, Patrice stoppe le convoi sur les étals qui jalonnent le bord de la route à proximité des villages. Léa marchande et achète des légumes et fruits (bananes, ananas, avocats et même fromage), chaque région traversée ayant sa spécialité.
Les sardines, si elles sont heureuses de se dégourdir les jambes à chaque arrêt, sont au final un peu plus compréssées.

C'est la fin de la saison des pluies donc les paysages traversés sont très verts, avec forêts, savanes, cultures, aucune zone désertique. C'est très surprenant, c'est joli.

C'est à 18h30 que nous arrivons à Kara, fatigués mais heureux de l'accueil des enfants qui nous souhaitent "Bonne arrivée" (là-bas, ça remplace le bonjour).

Le lendemain, lever à 7h, et là nous découvrons vraiment le lieu de vie de Léa qui, ma foi, nous convient bien, c'est confortable, c'est chaleureux.
C'est dimanche et les enfants sont déjà partis à la messe.
Les parrains-marraines nous ayant confié des cadeaux pour chacun de leur filleul, nous profitons de leur absence pour préparer la distribution.
Ce fut un vrai cérémonial, parce qu'en plus Gaby filme et fait parler l'enfant. Ils sont contents mais encore timides parce qu'ils nous connaissent peu. Toute la journée s'est passée à jouer avec leurs nouveaux jeux et pour les plus grandes à essayer leurs nouveaux habits.

Ce dimanche soir, Gaby et Dany, accompagnons Léa à la messe à la cathédrale de Kara. C'est différent de chez nous. Pendant notre séjour, nous retournerons à la cathédrale où nous assisterons à une messe avec les 7 évêques du Togo.

Ce dimanche soir, nous ferons connaissance de Sondou, c'est Olivier qui nous le présente.

Léa est en congé pour 3 semaines. Elle a bien fait de prendre quelques vacances. Elle en profite pour nous faire découvrir son beau pays et nous présenter ses amis et ses activités.

Pour nous balader, sa moto c'est un peu juste, alors c'est en pick-up que nous nous déplaçons. Un beau pick-up vert ou bleu, moi je dirais qu'il est turquoise.

Pour ne pas trop lasser, je vais citer seulement ce que nous avons fait et vu :
- c'est la campagne électorale donc nous assistons à une fête folklorique
- Visite chez des soeurs et ensuite ermitage dans la montagne avec vue magnifique (ça nous a rappelé l'Ile de la Réunion)
- Enfant handicapé qui se déplace sur les genoux et vit dans la misère + Alain et Olivier qui, eux aussi misérables, vivent avec leur grand-mère (distribution de cadeaux et nourriture). Léa passe régulièrement. Notre Olivier insiste auprès de Léa pour qu'elle les recueille chez elle
- Marché à kara ensuite Sokodé à 75 km, déjeuner avec l'évêque Ambroise
- Visite d'un foyer de charité "Marthe Robin" dirigé par des soeurs blanches très strictes avec magnifique parc. C'est l'occasion pour Léa de discuter avec elles d'un programme de nutrition pour nourrisson mis en place par l'OMS
- Périple sur des pistes au nord de Kara jusqu'à la frontière du Bénin avec visite d'un village Tata (cases à étages)
- Visite d'une ferme modèle, à environ 100 km de Kara, construite par les frères marianistes. Ils élèvent porcs, poulets, dindes, lapins, moutons. Ils cultivent soja, haricots, manioc, papayes, riz, ignames, choux, salades etc...et initient les paysans alentour à mieux gérer leur ferme. Ils se diversifient avec une entreprise de travaux publics, c'est un peu comme les Vermot à Gilley, mais moins important et avec du matériel plus vétuste (problème de pièces de rechange)
- Visite à Kara même, d'une scierie-menuiserie, travail du fer, atelier de couture de Clarisse (l'aînée des enfants de Léa)
- Visite du dispensaire de Léa à 9 km de kara, elle s'y rend en moto, ses horaires 7h à 14h30 sauf samedi et dimanche, mais elle peut être rappelée à tout moment, même la nuit. Elle soigne aussi à domicile dans les villages
- Visite du collège et lycée "Chaminade", dirigé par des frères marianistes. Olivier remet au frère Moïse un jeu d'anciens maillots de foot des Ets Garnache
- Visite d'un champ de maïs et d'haricots que Léa loue à l'extérieur de Kara. Avec quelques coups de main, elle sème et récolte. Ce sont les enfants, le soir à la veillée, qui égrènent le maïs
- Visite d'une usine de coton, bon accueil par Célestin, le directeur (nous sommes invités un soir à souper dans sa famille)
- Visite d'une réserve d'animaux sauvages (gnous, zèbres, tortues, buffles, élans d'Afrique du Sud)
- Visite d'une chute d'eau qui ne tarit jamais, avec un peu de marche à pied dans la savane à la tombée du jour, très sauvage, belle lumière, trop beau ne dure jamais, quand nous remontons dans le pick-up, il fait nuit. Nous nous prenons dans un marécage, loin du village, mais après une demi-heure de galère et je pense beaucoup de prières de la part de Léa, nous pouvons repartir
- Nous accompagnons les enfants, c'est la rentrée des classes :
7 enfants vont en primaire
Rachel au jardin d'enfants
6 enfants entrent au collège
Christ au foyer Chaminade
- Distribution d'un ancien jeu de maillots de foot des Ets Baron par Olivier dans l'ancienne école de Sondou. Match improvisé avec les meilleurs de l'école, Olivier et Sondou. Super sympa mais je suis choquée par la vétusté de l'école et la pauvreté des enfants

Ce matin, vendredi 12 octobre, notre séjour à Kara se termine, les enfants sont prêts pour l'école, c'est maintenant que nous devons leur dire au revoir avec un petit pincement au coeur. Ils sont tellement gentils, chacun de manière différente, on ne s'ennuie jamais avec eux. Marceline, au moment du dernier bisou, m'a tendu un collier de perles qu'elle avait confectionné. Merci les enfants.
Nous pensons aussi à toutes les personnes que nous avons rencontrées dans la maison de Léa : par exemple, une jeune maman avec son bébé de 2 ans qui a passé 2 jours pendant que nous étions là. Cette jeune maman rejetée pendant sa grossesse par ses parents et par le futur père est secourue par Léa qui l'accueille dans sa, déjà, grande famille et va jusqu'à reconstruire le couple.
Aussi Agnès, la sourde muette qui poursuit ses études à Lomé dans une école pour malentendants, mais qui ponctuellement est heureuse de revenir chez Léa. Pour mieux communiquer avec Agnès, Léa, à son contact, a appris sa gestuelle.

Nous rejoignons Lomé en 2 jours en passant par Togoville avec son lac salé et Affagnan, avec visite de l'hôpital St Jean de Dieu, très réputé.
C'est à Affagnan que Léa poursuivant sa formation d'infirmière, a fait la connaissance de Frère René, son formateur. Frère René, aujourd'hui décédé, ami de Gaby à l'époque de leur Juvenat, est donc à l'origine de cette belle histoire.

En ce samedi 20 octobre, après avoir déposé nos valises pour 3 jours chez Père Gérard, nous accompagnons Olivier à l'aéroport de Lomé. Auparavant, nous savourons les bonnes brochettes de poulet de la capitale dans une ambiance disco.
Pour Olivier, je suis sûre que le moins bon souvenir de ce voyage sera sa dernière nuit entre Orly et les Gras, à jongler entre train, car et stop.
Autre désagrément dont il se souviendra, c'est le séjour d'Annick à l'hôpital de Pontarlier pour un paludisme sévère contracté pendant sa semaine passée à Kara.
Gérard est missionnaire S.M.A (Société des Missions Africaines) et à ce titre, est responsable de plusieurs paroisses dans la banlieue de Lomé, et du lieu où nous sommes hébergés, Léa, Gaby et moi. Cela ressemble à une grande maison coloniale à étage, conçue pour s'abriter du chaud avec un grand jardin où arbres fruitiers et cultures se cotoient. je dirais que l'endroit pour la convivialité, le cadre, c'est fleuri, peut ressembler à chambres et tables d'hôtes.

Les rencontres y furent chaleureuses, sympathiques, constructives.
Je citerais :
- les collègues du Père Gérard, certains plein d'humour
- les membres de l'association ASF (Amour Sans Frontière) basée dans la banlieue lyonnaise, avec André, Fabienne, Christine et Bénédicte. Ils n'hésitent pas à traverser le Togo pour distribuer et vérifier que ce qu'ils mettent en place est bien utilisé. Par exemple, 2 écoles sont en construction et la pose de la première pierre du lycée "le Trésor", à proximité de chez Gérard.
- Monique et son frère, des Verrières France. Monique a pour projet de s'installer 6 années au Togo pour de l'humanitaire.

Nous quittons Léa, mardi soir 23 octobre vers 22h, devant l'aéroport de Lomé, les yeux embués de larmes, mais heureux de tous ces moments forts partagés ensemble.
Nous n'oublierons jamais ce voyage au Togo, qui nous a permis de vivre 18 jours en compagnie de Léa, qui, sans arrêt, cherche à faire le bien autour d'elle, se couche vers 23h pour se lever à 5h du matin, prie, travaille, élève ses enfants, répond aux demandes de détresse, organise à la demande de l'archevêché la manière d'enrayer le SIDA, sait bien cuisiner et aussi batisseuse, parce que je ne vous en ai pas encore parlé, mais une nouvelle maison se construit pour loger 16 personnes, et tout ça avec le sourire malgré quelques petits ennuis de santé.
Et enfin, je trouve que Léa, pour les enfants, a remarquablement bien su organiser leur vie, ils sont heureux et demain, ce seront des adultes sur qui elle pourra compter.

5.11.07





Shérita (ci-dessus) était la benjamine des enfants mais dorénavant la plus petite c'est la belle RACHEL (ci-contre), 4 ans, qui ne parle pas encore très bien le français.Ses jolies sourires nous ont conquis.