7.4.10

LE TOGO DE MATHILDE

Vraiment c’est le Togo
de Mathilde car elle a vu beaucoup de choses qui n’ont jamais été vues par ses prédécesseurs. On se pose alors à bon droit la question de savoir pourquoi ça ? La raison est qu’elle soit venue à une période qui pouvait lui offrir cette chance. Chez les Kabiyè de la Kozah où elle est venue, les mois de Février et de juillet sont les plus riches en événements dans l’année. Qui conque voudrait découvrir la richesse culturelle et touristique de cette société a donc intérêt à y aller en Février ou en juillet.
En effet, le mois de février est un mois de grand soleil avec des températures élevées toute la journée. Conséquence, le bronzage de Mathilde a été rapide et total. Mais Heureusement, elle n’a pas été menacée par le paludisme à son retour en France. C’est aussi le mois de la danse Sô chez les Kabiyè. Nous devons préciser que le Togo compte une quarantaine d’ethnies et le Kabiyè en est une qui se localise dans la préfecture de la Kozah. Léa et Sondou sont des Kabiyè. Sô est une danse organisée en mémoire des défunts âgés de plus de 70 ans. Cette danse accompagne les cérémonies funéraires de ces personnes. Parmi les dizaines de Français qui ont jusqu’alors visité Léa et ses enfants, c’est seule Mathilde qui sait ce que c’est. Elle en a profité pour magnifier le génie ambianceur de Kabiyè.
Pour danser Sô, le danseur met en action tout le coups sans souci de fatigue et souvent c’est sous l’effet d’une liqueur. Les instruments joués sont les tambours, les flûtes, les cors, les castagnettes.
Outre le grand soleil, les grandes températures et la danse Sô, Mathilde a été très heureuses de découvrir beaucoup d’autres choses. Premièrement elle s’est intéressée à son domaine professionnel. C’est l’enseignement.
Mathilde est une prof du primaire. Au Togo, elle visite deux écoles. L’école SOS de Kara où fréquentent les enfants de Léa et l’école centrale de Kara. Dans les deux établissements, elle s’était rendue compte des difficiles conditions de travail de ses collèges du Togo et des élèves. Tout cela se résume au manque du matériel de travail adéquat et aux effectifs colossaux dans les salles de classe.
A l’école centrale où elle avait passé plus temps, Mathilde assista aux séances de cours dans les 24 classes que compte l’établissement et à un match de football inter-école.
L’équipe du ״ yovo ״ (Mathilde) avait perdu. Pour apporter son soutien à l’établissement, Mathilde finança l’achat de 13 bassines plastiques. Elles devaient servir à puiser de l’eau à boire pour les élèves. Elle invite aussi à une soirée récréative chez Léa tout corps enseignant dudit établissement (25 au total). La fête avait eu lieu le dimanche 14 Février. La veille déjà, Léa, Sondou et les enfants avaient reçu des mains de Mathilde les différents cadeaux qu’elle leur avait apportés de la France. La distribution de cadeaux fut suivie d’un repas à la table ronde.
Pour finir son séjour, Mathilde alla à la découverte de la région qui l’a accueilli.
De la campagne à la ville, elle découvrit les maisons construites sur les flancs de montagnes, les cases rondes en disparition, l’université de Kara, le grand marché de Kara, la maison du palais des congrès de Kara. Elle n’avait pas manqué de visiter les tisserands de Bafilo. Là, elle n’a pas seulement apprécié des yeux, elle s’était faite former. Dans peu, un atelier de tisserands verra le jour en France. Mathilde, Jeanne, Clarisse et les deux Camille seront les maîtres.
Eux, ils seront peut-être moins chers. C’est au terme de tous ces faits et événements que Mathilde quitta Léa et sa famille le jeudi 18 Février 2010 dans l’espoir de revenir très prochainement avec toute la famille Ruelle. Que ce souhait soit exaucé.


Sondou du Togo

4.4.10

J'aime beaucoup cette phrase de JAUME SANLLORENTE , espagnol qui a quitté sa situation enviable à Barcelone pour se consacrer aux pauvres d'Inde :

" Ne donnez que ce que vous mettriez à votre enfant, et non ce qu'il n'utilisera jamais. Le mot CHARITÉ a toujours suscité en moi une réaction de rejet. La charité suppose l'infériorité de son destinataire. Le mot aide, en revanche, implique de l'égalité."

Son livre : SOURIRES DE BOMBAY